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Les accords toltèques

Dernière mise à jour : 1 avr.


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En tant que psychologue, si je dois recommander un livre sur le développement personnel ce serait « Les quatre accords toltèques » de Don Miguel Ruiz. Dans ce livre, l’auteur nous partage une philosophie de vie qui lui vient de ses ancêtres et qui a toujours énormément de sens à notre époque actuelle. Le peuple des toltèques a eu la sagesse d’identifier les quatre règles que chacun devrait suivre pour favoriser son bien-être et vivre sereinement en société.


1. Que votre parole soit impeccable


Les mots que nous prononçons verbalement ou mentalement ont beaucoup plus d’impact que nous l’imaginons. Quand je parle, mon discours ne se perd pas dans le vent. Il a une influence sur la suite des évènements. C’est pareil quand je pense, mes pensées influencent mes choix et mes émotions. La règle « que votre parole soit impeccable » ne signifie pas que nous ne devons dire que des beaux mots bien choisis, ce serait impossible car nous ne savons pas prédire comment les autres vont percevoir nos paroles. Cette règle signifie qu’il faut être conscient du pouvoir de nos mots et les utiliser en toute connaissance de cause. Par exemple : Lorsque votre ami fait une bêtise, vous pouvez choisir de lui tenir un discours de reproche et tenter de déclencher de la honte/culpabilité chez lui. Ou vous pourriez choisir de lui tenir un discours de réconfort et l’aider à chercher une solution. De même quand vous réfléchissez, votre discours interne peut être destructeur ou productif, ça dépend des mots que vous choisirez.


2. Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle


La manière dont les autres pensent, parlent et agissent ne regarde qu’eux et n’a aucun lien avec vous. Cet accord invite à lâcher prise, et à ne pas se tracasser pour des choses sur lesquelles vous n’avez aucun pouvoir. « N’en faites pas une affaire personnelle » signifie que vous avez déjà bien assez de responsabilités et de devoir, il n’est pas nécessaire de s’en rajouter pour des broutilles. Beaucoup de personnes ont peur du jugement des autres, ils estiment (à tort) que l’opinion d’autrui pose une étiquette sur soi et qu’il est donc important que cette opinion soit positive. Sachez que quoi que vous fassiez, les autres penseront ce qu’ils veulent et qu’en réalité, leur opinion en dit plus sur eux que sur vous. Par exemple : Si je suis très attentive à mon poids et que je passe mon temps à tenter de maigrir, je vais également être plus attentive au poids des autres et je risque d’émettre des jugements du type « trop gros » ou « trop maigre ». Qui suis-je pour porter ce jugement ? Sur quoi est-ce que je me base ? Est-ce constructif que je partage ce jugement qui, au final, n’appartient qu’à moi ? La personne qui reçoit mon jugement serait très sage de lâcher prise sur ma bêtise et laisser rebondir mon jugement sur elle sans le prendre ne compte. En d’autres mots, elle serait très sage de ne pas en faire une affaire personnelle. (D’autres infos sur ce thème : « Le lâcher prise »)


3. Ne faites pas de suppositions


Combien de fois n’avez-vous pas jouer les Spielberg et avez créer une histoire tout entière à partir de suppositions ? Est-ce que ça s’est révélé vrai et utile ? j’imagine que non… C’est un problème qu’on rencontre très souvent et une mauvaise habitude qu’on a tous. On essaie de lire entre les lignes et on refait le monde avec des « et si... ». L’accord « ne faites pas de supposition » vous invite à éviter cela, ou du moins à vous arrêter quand la mauvaise habitude se manifeste. Gardez à l’esprit que vos suppositions ne sont que le fruits de votre imagination et ne sont en aucun cas des faits réels. Cet accord vous encourage à poser des questions pour éclaircir certains doutes, à manifester vos incompréhensions et à éviter ainsi les malentendus. Par exemple : Les sms sont une grande sources de suppositions. Je ne vois pas les mimiques de l’autre, et je n’entends pas ses intonations. Alors j’interprète son sms d’une manière qui est peut-être fausse. En décidant de ne pas faire de supposition, je vais éviter de me triturer les méninges avec un texto ambigu et directement éclaircir les choses.


4. Faites toujours de votre mieux


En tant que spécialiste du burnout, si il y a bien un accord que j’invite mes patients à suivre c’est celui-là. Et je le complète avec une deuxième partie : « Faites toujours de votre mieux avec les moyens dont vous disposez ». Dans la vie, il y a souvent une différence entre la situation idéale et la situation réelle. Dans un monde où tout serait parfait, vous seriez toujours en parfaite forme, en parfaite santé, sans problèmes et avec toutes les ressources disponibles pour bien faire tout ce que vous devez faire. Dans le monde réel, vous êtes parfois fatigué, parfois malade, vous avez des petits ou grands soucis qui vous tracassent, et vous manquez parfois de temps, d’argent ou d’informations pour bien faire ce que vous devez faire. C’est normal et c’est pareil pour tout le monde. Alors cet accord vous encourage à être réaliste sur votre état, et à faire du mieux que vous pouvez dans votre état actuel d’énergie et de ressources. Par exemple : Si vous n’avez pas la possibilité de donner 100%, vous en donnerez 60% (par exemple) et c’est parfait comme ça ! Nous sommes des êtres humains complexes, et nous devons respecter notre complexité. Se mettre la barre trop haut et tenter d’atteindre des résultats parfaits c’est se faire plus de tort que de bien car nous minimisons notre complexité. (D’autres infos sur ce thème : « Le burnout »).


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