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La règle du 50-50

Dernière mise à jour : 27 avr. 2023


psychologue Christel Leys blog

La théorie du 50-50 a des similitudes avec le lâcher prise, pourtant j’aime la présenter séparément car je la trouve très importante. Quand on comprend cette théorie, et qu’on s’entraine à l’appliquer, on remarque rapidement une amélioration de sa communication et de ses relations sociales.


Dans toutes relations sociales, qu’elles soient intimes et sincères (par exemple : votre compagnon) ou simplement brève et superflues (par exemple : la boulangère), une règle s’applique toujours : Je ne suis responsable que de 50% de cette relation. Les 50% restants sont la responsabilité de l’autre.


Qu’est-ce qu’il y a dans mes 50% ? Tout ce qui se trouve dans ma zone de responsabilité (cfr. Le lâcher prise), c’est-à-dire ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais. De ce fait, dans les 50% de l’autre il y a ce qu’il pense, ce qu’il dit et ce qu’il fait. Par exemple : j’ai la responsabilité et le contrôle de choisir les mots que je prononce, et mes 50% s’arrête une fois ces mots prononcés. L’autre a la responsabilité et le contrôle sur la manière dont il écoute et interprète ces mots, c’est dans ses 50%. Ça ne veut pas dire que je suis dédouané de tout une fois que j’ai fini d’exploiter mes 50%, ça signifie juste que je ne suis pas responsable de la manière dont l’autre réagi. Je ne suis responsable que de mes paroles à moi.


Je trouve cette théorie très importante parce qu’au quotidien, nous avons tendance à vouloir faire 100% de la relation et ça entraine énormément de conflits qui auraient pu être évités. En faisant les 100% de la relation, j’empiète sur l’autre, et inversément quand c’est l’autre qui tente de faire les 100% de la relation. Voici quelques exemples que j’entends souvent en coaching :


- « Mon mari ne voit jamais ce qu’il y a à faire dans la maison. Parfois, je ne vide pas le lave-vaisselle exprès pour voir si il va réagir et le faire de lui-même, mais il passe à côté comme si il ne le voyait pas. Ça m’énerve, du coups je suis tout le temps sur son dos. » C’est un cas typique de 100%. Dans mon manuel de l’homme idéal, il voit quand une tâche ménagère doit être faite. De ce fait, j’attends de l’autre qu’il corresponde à cette image, et je vais tout faire pour qu’il change s’il n’y correspond pas. En essayant de changer l’autre, et en le testant à son insu, je fais 100% de la relation. Ça me demande beaucoup d’énergie, beaucoup d’énervement, et l’autre se sent envahi par moi. Une piste de solution : Qu’est-ce que je veux réellement au fond ? Un meilleur équilibre dans la répartition des tâches ménagère. Qu’est-ce que je peux faire qui respecterait mes 50% et ceux de mon mari ? En parler en proposant un compromis réaliste. S’il ne pense pas à tout vérifier tout le temps (vaisselle, linge, poussière,..), alors on choisit chacun nos tâches comme ça on sait à quoi on doit être attentif.

- « Je ne dors pas beaucoup parce que je le matin, je me lève tôt pour préparer le petit déjeuner et les boites à tartines des enfants. Je dois aussi les réveiller et les conduire à l’école ». Quel âge à votre enfant ? Serait-il capable d’être réveillé par un réveil-radio ? De mettre lui-même ses vêtements (que vous avez, ou pas, choisi pour lui), de se préparer lui-même son petit-déjeuner et sa boite à tartine ? Beaucoup de parents continuent de faire certaines tâches alors que leur enfant est désormais capable de le faire de manière autonome, et ça engendre du stress dès le matin, des disputes et des cris. C’est souvent par soucis de rapidité et pour avoir le sentiment d’être un bon parent, ce qui est très honorable. Mais ce n’est pas un respect du 50-50. Piste de solution : Dès que votre enfant est capable de faire un truc seul, apprenez-lui. Profitez d’un moment où vous avez le temps pour lui montrer comment faire. C’est un respect de ses 50% et ça lui dit : je reconnais que tu es capable de faire ça. Quand vous faites les choses pour lui, ça lui dit implicitement : tu n’en es pas capable, ou pas assez rapide, ou pas assez doué. Le respect de vos 50%, c’est lui rappeler de le faire si vous remarqué qu’il a oublié, répondre à ses questions et apporter votre aide quand il en a besoin.


Vous comprenez l’idée ? Évidemment, ça ne se fait pas facilement au début. Nos habitudes sont tenaces et il va falloir de l’entrainement pour que petit à petit le 50-50 devienne plus spontané.


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