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Le triangle dramatique de Karpman


triangle dramatique coaching psychologie

Le triangle dramatique de Karpman explique les relations déséquilibrées qui peuvent se jouer entre deux individus quand ils communiquent. Ça nous est déjà arrivé à tous d’adopter, le temps d’un instant, une posture de victime (par exemple) et d’attendre de l’autre qu’il adopte celle du sauveur (par exemple). C’est un phénomène courant qui n’entraine pas toujours des problèmes. Mais quand ça devient répétitif et/ou contraignant pour notre interlocuteur, il est alors temps de revoir nos postures sociales.


La posture de victime est le nom donné à un type de comportement où la personne va utiliser la plainte directe ou déguisée pour créer du lien avec l’autre. Une plainte directe est, par exemple, le fait de raconter une histoire qui nous est arrivée ou partager nos doutes et peurs. Nous allons explicitement faire part à l’autre de ce qui ne va pas dans notre quotidien et ce qui nous attriste et/ou inquiète. Une plainte déguisée va être le fait d’exprimer nos émotions négatives de manière non-verbale et/ou en prétendant qu’il ne se passe rien. Nous pourrions bouder, souffler, se mettre volontairement dans des situations difficiles, afficher un visage triste, etc… Peu importe la manière dont la victime procède, elle veut que l’autre réagisse : Soit elle veut attirer sa pitié, son admiration et/ou son attendrissement et déclencher chez l’autre un comportement de sauveur. Soit elle veut attirer sa culpabilité, son remords et/ou sa colère et imposer à l’autre un rôle de persécuteur.

La posture saine de victime : Quand nous vivons des situations qui éveillent chez nous des émotions, nous avons besoin de les partager. Positives ou négatives, ça fait partie du processus de gestion des émotions. Dans ce cas, partager une expérience négative à quelqu’un, et chercher un soutien de sa part, est une posture temporaire de victime qui est tout à fait saine et normale.

La posture problématique de victime : Quand, la majorité du temps, jouer à la victime est notre meilleure façon d’entrer en relation et créer du lien avec l’autre, alors cette attitude cache un mal-être qui doit être traité. Le risque, quand on a une posture chronique de victime, est que les autres s’éloignent petit à petit de nous ce qui va augmenter notre mal-être. En effet, si on prend cette posture, c’est en grande partie car nous avons besoin du soutien et de la présence des autres.

Quels risques pour la victime ? Le risque principal pour une victime chronique est la dépression. Puisque nous utilisons les évènements négatifs de notre vie pour créer du lien, nous allons mettre plus de lumière et de poids sur tout ce qui se passe mal dans notre quotidien et petit à petit accorder moins d’importance à ce qui se passe bien (Voir l’article sur la loi de l’attraction). En nourrissant cette négativité, nous risquons de sombrer dans une forme de morosité ou rien ne semble intéressant, excitant et amusant.


La posture du sauveur est le nom donné à un type de comportement où la personne va prendre les choses en main à la place de l’autre, et dans l’objectif bienveillant de l’aider. Cette aide est plus ou moins imposée car nous avons le sentiment que nous avons le devoir de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour améliorer la situation de l’autre. Ce qui va positionner l’autre en situation de victime qui a désespérément besoin de notre aide car elle n’est pas capable de trouver seule des solutions à son propre problème. En tant que sauveur, nous pouvons aussi créer chez l’autre un sentiment d’être un persécuteur qui fait mal les choses, et qu’on doit remettre sur le droit chemin pour son propre bien.

La posture saine de sauveur : Aider ceux qui le demandent et proposer son aide quand on en a la possibilité sont des gestes très altruistes et respectueux de soi et des autres.

La posture problématique de sauveur : Vouloir à tout prix aider tout le monde même quand il ne le demande pas n’est pas toujours bon, bien que ça parte d’une bonne intention. Ce qu’il se passe inconsciemment à ce moment-là, est que nous avons la croyance que nous possédons des ressources et des connaissances que l’autre n’a pas. De ce fait, il nous semble donc égoïste de ne pas aider celui qu’on croit aller droit dans le mur. Or, en agissant de la sorte, nous laissons planer l’idée que l’autre ne peut pas se débrouiller seul et/ou se trompe, ce qui impacte négativement sa confiance en soi. Une dépendance peut alors se créer, l’autre perd son autonomie et n’ose plus prendre des initiatives sans nous en avoir parlé au préalable.

Quels risques pour le sauveur ? Un sauveur va avoir tendance à faire passer les autres avant lui et à dépenser beaucoup de temps et d’énergie pour s’occuper des autres. Le risque principal est donc que notre corps ne suive plus et fasse un burnout (Voir l’article sur le burnout). Nous retrouvons beaucoup de sauveurs dans les métiers sociaux (médical, paramédical, éducateurs, enseignement, etc.) car le sauveur a du mal à se limiter et à ne pas sauver. Tant que nous n’avons pas une raison légitime pour dire « non », nous allons toujours offrir notre aide quitte à nous mettre dans une situation compliquée.


La posture du persécuteur est le nom donné à un type de comportement où la personne est beaucoup dans le conflit et la confrontation. Nous allons communiquer avec l’autre en étant sur la défensive ou dans l’attaque car il y a un besoin de contrôler la situation. En prenant les devants et en emmenant l’autre sur notre terrain, la situation risque moins de nous échapper et c’est rassurant. Nous avons peut-être appris qu’en mettant nous-même l’autre dans la position de victime, ça nous évitera de nous y retrouver car c’est une position trop inconfortable pour nous. Et nous avons peut-être besoin de tester les limites du sauveur pour voir à quel point il sera là pour nous.

La posture saine du persécuteur : Pouvoir de temps en temps mettre les pieds dans le plat et dire à l’autre ce qu’il n’a pas envie d’entendre peut-être très constructif. Même si ça énerve tout le monde, c’est un rôle social nécessaire pour faire avancer les choses et éviter de rester dans une situation qui tourne en rond.

La posture problématique du persécuteur : En adoptant la défense et l’attaque comme moyen spontané d’entrer en relation avec l’autre, nous repoussons l’autre loin de nous. Une posture chronique de persécuteur cache un grand mal-être et une insécurité, et en adoptant cette attitude nous cherchons à nous protéger. Il serait donc nécessaire de faire un travail sur nous-même (Voir l’article sur « le manuel ») pour avoir moins d’appréhension dans nos rapports sociaux.

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