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Le lâcher prise

Dernière mise à jour : 12 janv.


lâcher prise psychologie Christel Leys

Lâcher prise... Le Saint Graal ! Pouvoir prendre du recul et ne pas se tracasser face aux problèmes de la vie, voilà quelque chose que tout le monde souhaite. Et pourtant, le lâcher prise semble être un objectif inatteignable et irréaliste pour beaucoup de gens. Pour ça, vous pouvez remercier les médias car c'est eux qui vous ont donné soif de lâcher prise tout en vous faisant croire que ce ne sera pas possible dans votre cas.


Quand la presse parle de lâcher prise, ils décorent leurs articles d'images montrant une femme, seule face à la nature et en posture de yoga. Tout transpire le calme et la sérénité, et vous vous dites : malheureusement, ma vie n'est pas comme ça. Mais bonne nouvelle : vous n'avez pas besoin de grimper en legging jusqu'au Machu Picchu pour lâcher prise ! :-)


Tout d'abords, entendons-nous sur une chose : Le lâcher prise ne signifie pas de ne se tracasser de rien. C'est principalement cette croyance qui bloque pas mal de monde, et qui vous entrave dans votre lâcher prise. Si vous croyez (ou craignez) qu'en lâchant prise vous allez vous désintéresser de tout et prendre tout à la légère, vous vous trompez. Lâcher prise signifie qu'on choisit ses combats, et qu'on ne se tracasse que de l'essentiel.


Je vous invite à jeter un oeil à l'image qui accompagne cet article. La femme de l'image se trouve dans une bulle annotée "ma zone de contrôle". Dans cette bulle se trouvent les choses dont elle est actuellement responsable, sur lesquels elle a du pouvoir et du contrôle, et auprès desquels elle a des droits. Par exemple : elle est responsable de sa santé, elle a du contrôle sur ses choix de vie, et elle a des droits vis-à-vis de son employeur. Tout ce qui n'est pas dans sa bulle se trouve dans les bulles des autres (représentées de différentes couleurs sur l'image). Cela signifie que si une tâche n'est pas dans votre bulle, elle est alors la responsabilité de quelqu'un d'autre, ce n'est donc pas votre problème.


Sachant cela, on peut commencer notre processus de lâcher prise en identifiant "Qu'est-ce qui est dans ma bulle, et qu'est-ce qui ne l'est pas ?". Et pour cela, c'est très important de garder à l'esprit qu'on parle d'aujourd'hui, ici et maintenant. Voir ses enfants grandir, c'est continuellement se poser cette question et redéfinir les limites de sa bulle. Une fois les limites bien claires, lâcher prise consiste à les respecter. Pour vous y aider, permettez-moi de vous donner 2-3 conseils :

  1. Vous êtes responsable de ce que vous dites et faites, pas de la manière dont les autres vont l'interpréter. Vous pouvez danser sur votre tête, vous ne saurez jamais vraiment comment les autres vont réagir face à une situation car leur interprétation dépend de plein de facteurs. Donc limitez-vous à agir et parler de la manière la plus pertinente pour vous.

  2. Faire quelque chose à la place de l'autre, c'est empiéter dans sa bulle. Ce n'est ni juste pour vous, ni pour l'autre. Même si vous avez les meilleures intentions du monde, votre zone de contrôle se limite à proposer votre aide, et éventuellement rappeler à quelqu'un qu'il a une chose à faire.

  3. Lâcher prise face à un proche en difficulté ne signifie pas l'abandonner. Vous proposez votre aide, et l'écoutez quand il a besoin de parler et vous êtes prêt à agir quand il aura besoin de vous. C'est une façon d'être présent tout en respectant sa zone de contrôle.

Je vous invite à tenter l'exercice. Le cerveau va avoir besoin de temps pour s'habituer à cette nouvelle façon de penser. Donc faites preuve de tolérance envers vous-même. Si malgré vos efforts la difficulté à lâcher prise persiste, n'hésitez pas à consulter un professionnel pour travailler avec lui sur les éventuels blocages inconscient qui restent.


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